Expertise d'objets d’art à Honfleur, Normandie

Nos résultats de vente

Découvrez une sélection d’objets que nous avons eu le plaisir d’évaluer et de voir partir entre de bonnes mains. Chaque pièce a fait l’objet d’une expertise d’objets d’art à Honfleur, Normandie, réalisée avec précision et attention.

Des tableaux aux bijoux, en passant par des sculptures ou des objets plus insolites, ces exemples illustrent la diversité des biens confiés et la pertinence des estimations réalisées.

Vous vous interrogez sur la valeur d’un objet ? Une expertise personnalisée peut vous offrir un premier éclairage, en toute confiance.

Pablo PICASSO (1881 - 1973)

Pablo PICASSO (1881 - 1973)

Colombe brillante 1953 Plat rectangulaire
15 000 €

Plat rectangulaire, réplique authentique en terre cuite blanche, décor aux engobes, couteau gravé sous glaçure, bleu, blanc, noir. Cachet
Madoura Plein Feu et Edition Picasso
31,5 x 39 cm
Tiré à 400 exemplaires,

Provenance :
Collection Charles Trenet
Collection privée

Maison DUVERNOY à Avignon

Maison DUVERNOY à Avignon

Chaise à porteurs dite de beau temps, d’époque Transition
8 000 €

en bois mouluré, sculpté et doré à décor de fleurs et enroulements, joncs rubanés, rinceaux, la porte et fenêtres à traverses hautes
cintrées, l’ensemble à décor peint sur toile de rinceaux bleus sur fond jonquille, étageant la composition en différents registres,
bouquets fleuris retenus par un nœud de ruban, vases couverts posés sur des enroulements, guirlandes de fleurs parcourant l’ensemble, médaillons sur la porte et à l’arrière, ce dernier accueillant des armoiries d’alliance. Partie supérieure à dôme gainé de cuir. Vitres coulissantes à hauteur réglable. Intérieur en velours gaufré, comportant un siège formant coffre, l’assise munie d’une étiquette : DUVERNOY fils à Avignon, / fait toutes fortes d’Equipage, / Berline, Diligence, Vis-àvis, / Défobligea [..], Valantine, Dia-/ble, Voiture de chaffe, Chaife/ de Pofte, Cabriolet, &Chaise / à Porteur ; le tout dans le dernier / gout. Le coffre ouvre en façade par une porte gainée de cuir portant la mention estampée : Chex /
Duvernoy Marchand / Cellier A / Avignon. Stores déroulants garnis de soie (fragmentaire).
Bâtons de transport.
H : 170 – L : 80 – P : 97 cm
Longueurs des barres de transport : 378 cm
Usures, accidents, manques, éléments à refixer
Les armoiries d’alliance présentes au dos du véhicule sont celles du Marquis Pierre Joseph Louis de RAFFÉLIS de ROQUESANTE (1734-1798) marié en septembre 1764 en Avignon à Eugénie Anne de VILLARDI de QUINSON (1742-1822).
La chaise à porteurs semble être apparue en Italie puis dans les capitales européennes au début du XVIIe siècle. Elle s’impose rapidement comme un moyen de locomotion essentiellement urbain, privé ou public, certaines entreprises de location les mettant à la disposition des piétons. Elle est aussi régulièrement utilisée à la Cour, dans les châteaux et palais, pour traverser une cour ou une galerie.
Outre cette fonction de permettre un déplacement à l’abri des intempéries et se protéger de la saleté des rues, elle est également un marqueur social, permettant de témoigner de son rang. L’ornementation de notre véhicule utilitaire est également dû au fait que la chaise participait au décor des vestibules où elle demeurait en attendait d’être utilisée. Elle est ainsi également pensée comme un objet d’intérieur.
La fabrication des chaises à porteurs relève des métiers de la carrosserie. Elles sont réalisées par les selliers-carrossiers et les
menuisiers en voitures, peintes, dorées et vernies par les peintres, doreurs et vernisseurs en voitures. Les selliers-garnisseurs les habillent intérieurement. L’union de ces professions ont permis de faire de la carrosserie française une des plus renommées. Il semble également qu’Avignon ait été un foyer actif au XVIIIe siècle dans la production de ces chaises, nombre d’écrits attestant la
commande de ces véhicules, appréciés bien en-dehors de la cité des papes.

Eugène Boudin

Eugène Boudin

Buveurs à la ferme Saint Siméon
16 500 €

Huile sur carton marouflée sur panneau 18 x 30 cm
Signé en bas à droite Eugène Boudin
Provenance : Vente Maître Francis Dupuy, vente du 1er Janvier 1999, n° 93
Acquis lors de cette vente par l’actuel propriétaire
ExpoBiblio :

L’œuvre est répertoriée dans les archives Boudin (Robert et Manuel Schmit) sous le numéro n°3881

Exposition:
Eugène Boudin, Honfleur, 1992, n° 14
Eugène Boudin en Normandie, Honfleur, 1998, n° 98, reproduit page 93
ConstatEtat :
COULEURS PAR RAPPORT AU CATALOGUE
Relativement exactes
ETAT DE SURFACE => Bon état général , Huile sur carton marouflé sur panneau , Carton très légèrement bombé
ETAT AUX UVA => Rien à signaler

Cartier

Cartier

Montre d'homme forme rectangulaire
20 000 €

Tank dite « Louis Cartier »
Montre d’homme forme rectangulaire
Vers 1920
Boitier en or jaune 750 millièmes signé et numéroté 22148 et 12738
Gravure au dos « A.P. 22 mai 1924 »
Cadran blanc à chiffres romains, aiguilles Breguet bleuies, signé Paris à 6h
Mouvement mécanique à remontage manuel signé European Watch and Clock
Dimensions: 24x30mm
Bracelet cuir avec boucle déployante en or jaune 750 millièmes numéroté, poinçon de maitre Edmond Jaeger
Poids brut: 31.69gr
Révision à prévoir
Provenance: Eugène P. offert par son père André P. en 1924 puis par descendance familiale.
Les exemplaires ancien du modèle Tank sont extrêmement rares sur le marché, notre exemplaire à la provenance limpide possède tout les attributs des modèle du début des années 1920: aiguilles Breguet, remontoir spinelle et double numérotations
clairement visible au dos. La productions de la tank était extrêmement faibles, entre 10 et 100 montres par an jusqu’à 1969.

BAYA (Fatma Haddad Mahiedinne) (Algérie,  1931-1998)

BAYA (Fatma Haddad Mahiedinne) (Algérie, 1931-1998)

Maternité
8 000 €

Gouache et crayon
50 x 33 cm
Signé et daté au milieu à droite (19)77
Contresigné au dos

Provenance  : Collection particulière française.
Acquis au centre culturel d’Annaba, Algérie, à la fin des années 1970.

Armand PETERSEN (1891 - 1969)

Armand PETERSEN (1891 - 1969)

"Chouette"
55 000 €

Circa 1962
Sculpture en bronze à patine noire.
Fonte d’édition par la fonderie Balois.
Signée « A.Petersen » sur la terrasse , marque de fondeur et de la lettre « B » et numéroté 4/5.
H : 16,5 cm (hors socle)
(accident à la base en marbre et légères rayures au bronze)

Bague diamant solitaire

Bague diamant solitaire

7 200 €

Bague en platine (950 millièmes) et or gris 18k (750 millièmes) sertie sur griffes d’un diamant rond taille brillant de 1.51 carat. 
Dim. diamant : 7.60 – 7.68 x 4.43 mm
Poids brut : 4 g. Doigt 54
Selon rapport préliminaire LFG de juin 2022 précisant ses critères (couleur E, pureté VS2) et son absence de fluorescence.

Ecole FLAMANDE du XIXe siècle

Ecole FLAMANDE du XIXe siècle

Les joies de l’hiver
6 800 €

Ecole FLAMANDE du XIXe siècle, dans le goût de Thomas van APSHOVEN

Panneau de chêne parqueté 53 x 83 cm

BOUCHERON

BOUCHERON

Collier Delilah en or jaune 18k
14 500 €

Collier Delilah en or jaune 18k (750 millièmes) formé d’une très fine maille enchevêtrée formant un long ruban, les extrémités ornées de franges. Signé et numéroté.
Poids : 152,2 g. Long.: 104 cm

Václav BROžIK

Václav BROžIK

Portrait de Olga de Brozik au chignon
7 500 €

Huile sur toile 39,5 x 39 cm
Signé en bas à gauche « V.BROžIK »
Provenance : Collection de Mme Olga de Brožik, Paris
Par descendance à l’actuel propriétaire
Václav Brožík (1851-1901) est un peintre, historien de l’art et professeur de peinture d’origine tchèque. Figure majeure de la
peinture d’histoire de la seconde moitié du XIXe siècle, il est reconnu en République tchèque et en France en tant que peintre d’histoire et portraitiste. Issu d’une famille pauvre, Václav Brožík naît à Prague en 1851. Il étudie à l’Académie des beaux-arts de Prague sous la direction du professeur Emil Lauffer. Il poursuit ensuite sa formation en Allemagne à l’École
supérieure des beaux-arts de Dresde puis à l’Académie des Beaux-Arts de Munich. Le peintre s’installe en 1876 à Paris. Il étudie à l’Académie des Beaux-Arts dans l’atelier de Bonnat et de Gérôme et participe au Salon de Paris où il présente essentiellement des tableaux illustrant l’histoire de sa Bohême natale. Membre de l’Académie des Beaux-Arts de Paris et de l’Académie des sciences et des arts de Prague il est anobli en tant que « Brozik von Valrose » par l’empereur François- Joseph I. À la fin des années 1880, le peintre partage son temps entre Paris et Prague. Il enseigne à partir de 1893 à l’Académie des Beaux-Arts de Prague, au sein de la section dédiée à la peinture d’histoire. Václav Brožík est célèbre pour ses grandes compositions historiques, qui mettent en scène des événements marquants de l’histoire de Bohême. Portraitiste reconnu, Václav Brožík réalise également de nombreux portraits de personnalités de son époque et de son entourage. Il reçoit plusieurs distinctions au cours de sa carrière. Son style se caractérise par un sens aigu du détail et une utilisation expressive de la couleur. Les œuvres de Václav Brožík sont conservées au Château de Prague, au Musée national de Prague et au musée de la ville de Prague. Une importante exposition monographique est organisée au musée National de Prague en 2003 retraçant l’immense carrière du peintre effectuée entre Paris et Prague.

Jean DEGOTTEX (1918-1988)

Jean DEGOTTEX (1918-1988)

Sans titre, 1954
11 000 €

Huile sur toile signée et datée en bas à droite, contresignée et
datée au dos 45 x 90 cm
Provenance : Collection particulière, Paris
ConstatEtat : Œuvre encadrée
Deux petites restaurations de la toile et quelques petits repeints
dans la zone supérieur gauche de la composition
Deux petites restaurations avec repeints dans la partie gauche de
la composition
Bon état général

Cartier

Cartier

Montre de forme carrée
10 200 €

Santos
Montre de forme carrée
Référence 2960
Vers 1980
Boitier en or jaune 750 millièmes signé et numéroté 296000269
Cadran blanc à chiffres romains, aiguilles glaives bleuies et
guichet date à 3h
Mouvement mécanique à remontage automatique
Dimensions: 29x4mm environ
Bracelet en or jaune 750 millièmes avec boucle déployante
signée, taille: 16.5cm environ
Sans écrin ni papier
Poids brut: 139.77gr

Pierre Adrien DALPAYRAT (1844 -  1910)

Pierre Adrien DALPAYRAT (1844 - 1910)

Vase en grès
11 000 €

Vase en grès de forme rouleau à couverte émaillée rouge sang-de-boeuf, bleu-vert et ocre-brun.
Signé du cachet à la grenade éclatée, en creux sous couverte, sous la base.
H : 32 cm, D :10 cm

Pierre Nicolas TOURGUENEFF (1854-1912)

Pierre Nicolas TOURGUENEFF (1854-1912)

Grenadier à cheval de la garde impériale
6 800 €

Grenadier à cheval de la garde impériale.
Bronze à patine brune, signé sur la terrasse ‘P. Tourgueneff’.
H. 60 cm.

Louis-Maurice BOUTET DE MONVEL (Orléans 1850 - Paris  1913)

Louis-Maurice BOUTET DE MONVEL (Orléans 1850 - Paris 1913)

Petite bretonne (Finistère), circa 1883
8 000 €

Huile sur toile d’origine
55,6 x 46,3 cm
Signé en bas à gauche M Boutet de Monvel
Un certificat de Monsieur Stéphane-Jacques Addade sera remis à l’acquéreur.
« Au début des années 1880, Maurice Boutet de Monvel choisit la Bretagne pour villégiature. Plus précisément
à Pont-Aven, petit bourg du sud Finistère, entre Concarneau et Quinperlé où, quelques années plus tard, il retrouvera Paul Gauguin (1848-1903) dont Maurice Boutet de Monvel est réputé avoir réalisé un portrait photographique.
Depuis de nombreuses années déjà, Pont-Aven était le lieu de villégiature privilégié d’une petite communauté
d’artistes, comme Emile Schuffenecker (1851-1934) dont Maurice Boutet de Monvel avait fait la connaissance chez Carolus-Duran (1837-1917) et qui, à la suite de Jean-Léon Jérôme (1824-1904) et de ses élèves aux Beaux-arts, étaient à la recherche du pittoresque de ce « petit trou pas cher », pour reprendre l’appellation du peintre Armand Jobbé-Duval (1821-1889).
Promenades en bord de mer et jeux sur les plages toutes proches avec ses deux fils, Roger et Bernard encore
très jeunes. Promenades dans l’arrière-pays à la découverte de paysages insolites.
C’est là, dans la région de Rosporden Fouesnant, deux communes situées à quelques kilomètres au dessus de
Pont-Aven, que Maurice Boutet de Monvel peint plusieurs tableaux, notamment « Paysage (Finistère) », exécuté en 1882 ou 1883 et exposé au Salon de Bordeaux en 1884, et cette petite gardienne de dindons.
Croquée dans la basse-cour de sa ferme, probablement sur un carnet de dessins avant d’être reportée sur la
toile peinte du paysage verdoyant et de cette ferme typique avec ses bâtiments tout en décrochements, elle
est coiffée de la « giz fouen », autrement appelée « relevée » ou « jobeline », et vêtue d’une robe noire que couvre
un petit tablier blanc et un large col en rebat lui cachant les épaules.
Tout l’intérêt de l’artiste se porte bien évidemment sur cette coiffe si singulière, qui détache ses larges ailes de batiste empesée sur le fond de vert tendre du plan d’herbe ensoleillé.
Cette coiffe, Maurice Boutet de Monvel la dessine peu ou prou la même année pour illustrer « Chanson de la mariée » et « La bergère », deux chansons qu’il publie dans son fameux album Chanson de France pour les petits Français, paru chez Plon en 1883.
Par ailleurs, la composition de cet attachant tableau qui n’est pas peint sur une toile de son fournisseur
habituel, ce qui peut donner à penser qu’elle fut achetée chez un marchand de couleurs de Pont-Aven, fut
reprise par le peintre pour « Fanchon » dans Nos enfants, publié en 1887 sur un texte de Anatole France.

ULYSSE 31 / 宇宙伝説ユリシーズ31

ULYSSE 31 / 宇宙伝説ユリシーズ31

Episode 5 - "La planète perdue"
5 300 €

ULYSSE 31 / 宇宙伝説ユリシーズ31
Episode 5 – « La planète perdue »
Cellulo original de la série sur décor original unmatching.
A9end key.
Ulysse face à la sorcière.
Ensemble collé dans une pochette cartonnée d’encadrement.
Superbe cel d’Ulysse parlant des enfants à la sorcière. Seule pièce restante de la séquence, image connue utilisée pour des magazines et autres objets
promotionnels.

“LE PLUMIER DE NAPOLÉON”

“LE PLUMIER DE NAPOLÉON”

38 000 €

Plumier cylindrique en acajou et placage de loupe de noyer incrusté de perles d’acier facettées, décoré en acier ciselé dans des médaillons aux extrémités, d’un côté de la figure d’Hermès, de l’autre des Trois
Grâces, monté à charnières (manque un élément au fermoir). Il contient un nécessaire d’écriture composé d’un porte-crayon en bois laqué noir à garnitures en or (Paris, 1789-1792), un porte-mine en vermeil à deux bagues en or (Paris, 1819-1838), un ouvre-lettres (coupe-papier) en ébène et acier, quatre portes-plume en os d’oie, un crayon de bois marqué DOBBS (Londres, 1810-c. 1820) et un autre entouré d’une corde marqué H. MORELL (Londres) ; et un morceau de feuille pliée et nouée par un ruban vert, inscrit “Pains à cacheter du nécessaire des batailles” probablement de la main du Général Bertrand, avec traces de cachet de cire rouge, comprenant plusieurs
pains ronds et aplatis polychromes (morceaux de pain azyme teintés et taillés en rond
qu’on humecte des lèvres pour fermer une lettre en guise de cire).
Attribué à Martin-Guillaume BIENNAIS (1764-1843), époque Premier Empire.
L. 18 cm x D. 6 cm.
Provenance
– Probablement le plumier des batailles de l’Empereur Napoléon et de son exil à Sainte-Hélène.

– Aurait été rapporté par le général-comte Bertrand (1773-1844) à son retour de Sainte- Hélène en 1821.

– Puis conservé dans sa descendance.
– Vente Maître Pierre Poulain (Avranches), samedi 12 novembre 1983, Mont Saint-Michel, expert Charles Marchal (1922-2015),
comme “plumier de Napoléon”, adjugé 100.000 francs.
– Collection Guy Degrenne (1925-2006), industriel français (acheté à cette vente).
– Puis par descendance.
Oeuvre en rapport
Un nécessaire de voyage en vermeil aux armes de Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie, poinçonné de Martin-Guillaume Biennais, Paris, 1807-1809, dans son étui cylindrique en acajou similaire au nôtre, vendu chez Tajan, 15 décembre 2021, lot 13.
Historique. Lors de sa dernière mise à l’encan en 1983, rapportée par un article de Ouest France écrit par le journaliste Michel Le Jeune
(1948-2016), ce plumier était décrit comme celui des dernières campagnes de Napoléon et de son exil à Sainte-Hélène. Il serait ainsi et à notre connaissance le seul plumier connu de l’Empereur Napoléon. Il fut mis en vente à l’époque par les descendants directs du
Général Bertrand, ce que Me Poulain, commissaire-priseur à l’époque, nous a récemment re-confirmé.
Plusieurs indices nous autorisent à partager cette attribution. D’abord la fabrication luxueuse de ce plumier, fortement attribuable à
Biennais, avec des incrustations d’acier qu’on retrouve notamment dans le coffre à bijoux-écritoire de Joséphine (Malmaison). La
datation des poinçons des porte-mines, correspondant à la période, de même que la présence de crayons anglais, qui paraît normale puisque Napoléon était fourni par les Anglais à Sainte-Hélène (voir ci-après). Mais surtout, la mention du “nécessaire des
batailles”, soigneusement inscrite sur le morceau de papier noué, très probablement de la main-même de Bertrand, d’après des
comparaisons avec des lettres autographes de celui qui accompagna l’Empereur jusqu’à son dernier souffle, le 5 mai 1821. Or, pour
qu’on ait pris la peine de relever la provenance de ces modestes pains à cacheter, c’est qu’elle devait être prestigieuse : et elle l’est !
Le nécessaire des batailles
Le nécessaire d’or dit “des batailles” est celui que l’Empereur lègue à son fils le Roi de Rome dans son testament (15-25 avril 1821)
et qu’il désigne en ces termes : “Mon nécessaire d’or, celui qui m’a servi le matin d’Ulm, d’Austerlitz, d’Iéna, d’Eylau, de Friedland,
de l’Ile Lobau, de la Moskowa, de Montmirail ; sous ce point de vue, je désire qu’il soit précieux à mon fils. (Le comte Bertrand en
est dépositaire depuis 1814).” Napoléon indique lui-même que Bertrand était bien en possession de ce nécessaire depuis la fin de
l’Empire. C’est lui en effet qui en fît don à la Ville de Paris en 1840.

Voici ce que raconte à son sujet le Grand-maréchal : “En avril 1814, l’Empereur avait chargé M. de Turenne, maître de sa garde-
robe, d’examiner ses nécessaires et d’en choisir un dont il voulait me faire présent. M. de de Turenne proposa à Sa Majesté de me

donner son grand nécessaire qui était peu portatif. L’Empereur m’en fit gracieusement cadeau. En 1815, à Rochefort, lorsqu’il avait
dit qu’il lui serait agréable que je fisse venir son grand nécessaire des batailles, et qu’il m’en paierait la valeur. Je répondis que je le
ferais venir très volontiers, puisque telle était sa volonté, mais que j’attachais trop de prix à ce beau présent pour renoncer à en être
propriétaire. L’Empereur, animé dans ses derniers moments du désir d’environner son fils de tous les souvenirs qui pouvaient lui rappeler la gloire de son père, exprima l’intention que ce meuble fût joint à tous les autres objets qu’il laissait à son unique
descendant légitime.” Après la mort du Roi de Rome, le Grand Maréchal considéra que le nécessaire, — et, bien plus, les armes de
l’Empereur ! — étaient devenues sa propriété personnelle. Il disposa des armes et du nécessaire au mépris des droits incontestables de la famille de Napoléon, et, malgré les protestations du Roi Joseph, il remit, le 4 juin 1840, les armes de l’Empereur à Louis-Philippe et fit, le même jour, don du nécessaire à la ville de Paris. Ce nécessaire fut déposé, en 1853, au Musée des Souverains, tout en restant la propriété de la ville et, après que le Musée des Souverains eut fait place au Musée Thiers, il fut restitué à la ville, et fait maintenant partie du Musée Carnavalet.
Ce nécessaire réalisé par Biennais renfermait trois séries d’objets : objets pour la toilette, au nombre de quarante-neuf ; objets pour
la bouche, au nombre de quarante-quatre ; et objets pour le travail du cabinet, au nombre de seize, d’où pourraient provenir nos
pains à cacheter et, pourquoi pas, certains des ustensiles garnis d’or. La plupart des pièces du nécessaire datent de l’Empire mais
certains en effet monogrammés du B de Bonaparte, datent d’avant l’an XIII (la facture n’a point été encore retrouvée).

BAYA (Fatma Haddad Mahiedinne) (Algérie, 1931-1998)

BAYA (Fatma Haddad Mahiedinne) (Algérie, 1931-1998)

Femme à l'oiseau, 77
20 000 €

Gouache,
96 x 75 cm,
Signé et daté (19)77 en bas à gauche,
Contresigné au dos.
Provenance :
Collection privée, France.
Acquis au Centre culturel d’Annaba, Algérie, à la fin des années 1970

Circa 1962
Sculpture en bronze à patine noire.
Fonte d’édition par la fonderie Balois.
Signée « A.Petersen » sur la terrasse , marque de fondeur et de la lettre « B » et numéroté 4/5.
H : 16,5 cm (hors socle)
(accident à la base en marbre et légères rayures au bronze)

Pierre Adrien DALPAYRAT  (1844-1910) & Alphonse VOISIN- DELACROIX (1857 - 1893)

Pierre Adrien DALPAYRAT (1844-1910) & Alphonse VOISIN- DELACROIX (1857 - 1893)

Vase en grès
10 000€

Vase en grès de forme ovoïde à court col ourlé, talon circulaire en retrait et décor en relief sur la panse d’une araignée stylisée sur sa toile. Belle couverte émaillée rouge sang-de-boeuf, bleu-gris, brun-noir et ocre-beige.
Signé du monogramme de l’artiste, sous la base.
H : 13 cm, D : 12 cm

Collection Ernest Guilhou

Collection Ernest Guilhou

Bague en or
7 500 €

Bague en or (750 millièmes minimum), le châton tronconique à
décor de palmettes stylisées, serti d’un cabochon de pierre
verte, probablement une émeraude, montée en bâte, l’anneau
ajouré à décor d’une frise de volutes. Raccourcissement de
l’anneau.
Avec une étiquette de collection manuscrite “Collection
Guilhon, n°544, bague franque, or, émeraude. J. Chappée”.
Ve-VIIIe siècles.
TDD : 53. Poids brut : 5,80 g.
Provenance
– Collection Ernest Guilhou (1844-1912), grand collectionneur
de bagues antiques et médiévales, n° 544.
– Puis probablement collection Julien Chappée (1862-1957),
archéologue et grand collectionneur d’art médiéval, donateur
de plusieurs objets au Louvre.

Alexis FALIZE

Alexis FALIZE

Anneau ecclésiastique en or jaune 18k
7 300 €

Anneau ecclésiastique en or jaune 18k (750 millièmes) serti d’une intaille en améthyste rectangulaire à pans coupés, gravée d’un blason,
la couronne de la monture porte une inscription latine en émail crème, les chutes de la monture ornées de Saint Paul d’un côté, et d’un
chevalier templier de l’autre ; l’intérieur de l’anneau porte la date « 24 septembre 1929 ».
Signée « A.Falize », poinçon de maître de Falize et Fils.
Poids brut : 41,2 g. Doigt 73
Egrisures sur la pierre. Petits sauts d’émail.
Rectificatifs et commentaires supplémentaires :

La devise « Obedientia et dilectio » inscrite en émail sur les bords de la bague permet de penser que celle ci a appartenue à Pierre-
Hector COULLIÉ (1829-1912).

Ordonné prêtre en 1854, il est consacré évêque en 1876 et archevêque de Lyon en 1893. Il inaugura la basilique de Fourvière en 1896.
L’année suivante il est crée cardinal. Ce haut dignitaire de l’église laissa une forte empreinte, pour ses prises de positions face aux
problèmes politiques et sociaux de son épiscopat.
« Obéissance et amour » fut la devise qu’il choisit lors de son sacre pour montrer son attachement au Saint Siège et provient du livre de
l’Ecclésiastique (Ben Sirah), III,1 selon la Vulgate : Filii sapentiae, ecclesia justorum; et natio illorum obedientia et dilectio – les fils de la
sagesse sont une assemblée de justes, et leur nation est : obéissance et amour.
La date inscrite dans l’anneau « 24 septembre 1929 » ainsi que le blason (une croix surmontée d’un lion tenant dans sa gueule deux clés) et
l’inscription de l’intaille laissent à penser que cet anneau épiscopal fut transmis ensuite à Louis-Joseph Fillon, nommé évêque de Langres
à cette date et dont la devise était identique à celle de Pierre-Hector Coullié.
Au cour de l’ordination épiscopale, le nouvel évêque reçoit, entre autre insigne, une bague : l’anneau épiscopal qui signifie le lien de
l’évêque ou son mariage symbolique avec l’Église du Christ.
Il choisit également une devise, laquelle l’inspira et le guidera. Cette devise est souvent inscrite, comme ici sur l’anneau, dans la langue
officielle de l’église catholique : le latin.
L’améthyste est souvent employée pour orner les anneaux épiscopaux ; en effet le nom de cette pierre vient du grec et signifie « sans
ivresse ». Elle est donc adaptée pour représenter les vertus de l’humilité et de la sagesse. Les anneaux des évêques au XIXème siècle
sont généralement fastueux et réalisés par des grands joailliers qui y déploient toute leur maîtrise et savoir faire.
Cette bague porte la signature d’Alexis Falize (1811-1898) et le poinçon de Falize et Fils.
Le poinçon de Falize et Fils (valable entre 1875-1880) permet de conclure que cette bague a été réalisée entre 1875 et la date de
l’ordination épiscopale de Pierre Hector Coullié le 19 novembre 1876.

Faik HASSAN (Irak, 1914–1992)

Faik HASSAN (Irak, 1914–1992)

Couple
50 000 €

Huile sur toile marouflée sur panneau
58 x 68 cm
Peint c. 1955-1969
Signé en bas à gauche en arabe « Faik »

Provenance :
Collection privée (acquise directement de l’artiste dans les 1970s à Bagdad.)
Puis transmise par héritage du précédent propriétaire à l’actuel propriétaire.

Pendentif diamant

Pendentif diamant

16 000 €

Pendentif en or gris 18k (750 millièmes) serti sur griffes d’un diamant rond taille brillant de 3.59 carats, retenu par une chaîne de cou formée d’une maille forçat en or gris 18k (750 millièmes)(légère égrisure au rondiste)
Dim. diamant : 9.63 – 9.91 x 6.06 mm
Poids brut : 6.8 g
Selon rapport préliminaire LFG de septembre 2022 précisant les critères (couleur L, pureté VS1) et sa faible fluorescence.

Pierre SOULAGES (1919-2022)

Pierre SOULAGES (1919-2022)

Eau-forte XV, 1961
18 000 €

Eau-forte sur vélin d’Arches, épreuve signée deux fois, numérotée 75/100
et dédicacée à Jean Doucert. Lacourière, Paris, imprimeur, Berggruen, Paris, éditeur
73,5 x 57 cm (la planche)
60 x 44 cm (l’image)
Bibliographie :
Pierre Encrevé, Soulages l’œuvre imprimé, Bibliothèque Nationale de
France -BNF, Paris, 2003, épreuve répertoriée sous le n°16

Huile sur toile, 80 x 65 cm

Huile sur toile, 80 x 65 cm

14 000 €

Huile sur toile, 80 x 65 cm, Signé en bas à droite
ConstatEtat :
COUELURS PAR RAPPORT AU CATALOGUE , Relativement exactes ,
ETAT DE SURFACE
Bon état général
Huile sur toile d’origine
Signé dans le cartouche en bas à droite Adam Styka .Réseau de
craquelures ouvertes visibles dans la partie inférieure et surtout vers la
gauche. Marque de la traverse supérieure du châssis => ETAT AUX
UVA, Infime petit repeint à gauche de l’amphore Apparition de quatre
repeints dans le coin inferieur gauche

Tapisserie en laine et soie

Tapisserie en laine et soie

Tapisserie en laine et soie
5 800 €

Tapisserie en laine et soie de la tenture d’Alexandre, de la même suite que le lot précédent.
Large bordure à décor d’un blason armorié sous couronne comtale, présenté par des griffons, de guirlandes de fleurs,
de médaillons à décor de portraits inscrits dans des couronnes de laurier
455 x 280 cm (pliée), 300 (dépliée)
Usures, potomage en particulier dans les bleus, tapisserie doublée en partie, repliée dans le bas, galon du bas
remplacé par un tissu, bordure inférieure recomposée, provenant probablement d’une autre tapisserie de la même tenture, pièces rapportées en particulier à gauche dans la bordure.

Bague diamant solitaire

Bague diamant solitaire

27 000 €

Bague en platine (950 millièmes) sertie d’une diamant rond demi taille de 6,58 carats, épaulé de deux diamants baguettes.
Dim.: 12.57 – 12.63 x 6.85 mm
Poids brut : 6,8 g. Doigt 53
Rapport préliminaire du LFG de décembre 2024 précisant couleur M, pureté
VS2 et la faible luminescence.
Diamant présenté dessert

Contact :